Troubles conduites alimentaires (TCA) : pourquoi une psychothérapie ?

Troubles de comportements alimentaires (TCA) : en quoi une psychothérapie peut-elle vous aider ?

L’alimentation est une fonction vitale qui apporte des éléments nutritionnels indispensables à une bonne santé physique et psychologique. Un équilibre doit être trouvé entre exigences métaboliques personnelles et culturelles. L’alimentation est aussi une pratique sociale, familiale et culturelle qui permet à la personne de prendre une place dans son environnement. En cas de « mauvaise alimentation », on parle de troubles des conduites alimentaires. Elles touchent principalement les enfants et les adolescents.

Les troubles des conduites alimentaires (TCA) peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie affective, familiale, professionnelle ou sociale. Malgré ces difficultés il est possible de se rétablir de ces troubles, notamment via la psychothérapie.

Quelles sont les origines et les symptômes décrivant un TCA ? Quels sont en détail les principaux troubles des conduites alimentaires ? En quoi une psychothérapie peut-elle aider à s’en prémunir voire s’en soigner ?

Quelles sont les origines des troubles des conduites alimentaires ?

Il n’y a pas de cause unique mais des facteurs physiques, psychologiques, familiaux et socio-culturels. Sans culpabilisation ni reproches inutiles, il faut s’interroger sur les événements ou les changements qui ont pu avoir un impact sur l’enfant, l’adolescente ou l’adolescent. Résumons-les en 3 catégories :

  • Les facteurs psychologiques et individuels: les préoccupations particulières autour de l’aspect physique, des orientations sexuelles, du genre
  • Le contexte familial : le type de relation et de communication mis en place au sein de la famille, l’accès à l’autonomie, les règles éducatives, la place de l’alimentation dans les règles familiales, etc.
  • Les facteurs socio-culturels : les représentations sociales et culturelles du corps ainsi que les prises médicamenteuses diverses jouent un rôle important dans les idéaux de minceur, la valorisation des conduites à risque et la course aux performances.

 

Quels sont les symptômes d’un TCA ?

Quelques symptômes doivent attirer l’attention afin de prévenir le développement de ces troubles :

  • Perte de poids intentionnelle, induite et maintenue, associée à la peur de grossir et « d’avoir un corps flasque ».
  • Maintien d’un poids faible en dessous des normes pour l’âge et la taille.
  • Vomissements provoqués et utilisation de laxatifs, coupe-faim et diurétiques.
  • Dénutrition de gravité variable s’accompagnant de modifications endocriniennes et métaboliques secondaires ainsi que des perturbations des fonctions physiologiques, notamment l’arrêt des menstruations chez la femme.
  • Restriction des choix alimentaires
  • Pratique excessive d’exercice physique

 

Le trouble de l’anorexie

L’anorexie, véritable trouble mental, est incontestablement l’un des plus graves.

Elle se décrit comme une perturbation de la relation alimentaire qui survient plus souvent chez les jeunes entre 14 et 18 ans voire même avant la puberté ou l’âge adulte.

L’anorexie peut survenir subitement à la suite d’une déception scolaire ou sentimentale, d’un deuil ou d’un régime amaigrissant commencé suite à une remarque « vexante » sur le physique de la personne.

Pendant une certaine durée ces symptômes peuvent passer inaperçus. Puis les conflits entre la personne et son entourage deviennent majeurs.

La personne anorexique est souvent décrite comme tyrannique, imposant ses volontés à sa famille, elle-même décrite comme « ne la laissant pas tranquille », l’épiant et ne pensant qu’à la faire manger.

Ne pas confondre l’anorexie avec d’autres symptômes

Or l’anorexie mentale n’est pas :

  • Un caprice alimentaire
  • Un manque d’appétit au cours d’une maladie ou à la suite d’une contrariété.
  • Une dépression
  • La caractéristique d’un « petit appétit »
  • Un régime ou l’objectif est raisonnable ou le poids perdu amène satisfaction
  • Un syndrome d’alimentation sélective ou tout changement amène une angoisse importante et a un impact sur la vie sociale
  • Une phobie de déglutition (la peur d’avaler) après un événement traumatique (ex : fausse route, intubation accompagnée d’angoisse…)
  • Une phobie alimentaire en fonction de la couleur des aliments, de la peur de maladies, où une anxiété est toujours présente
  • Un trouble obsessionnel compulsif ou la diminution de la prise d’aliments, lié à un besoin de contrôle permanent

 

Les conséquences de l’anorexie

La dangerosité de l’anorexie mentale est souvent sous-estimée, voire niée. C’est ainsi que des sites internet des personnes vantant les bienfaits des médecines parallèles non validées peuvent aller jusqu’à valoriser l’extrême minceur

  • Détérioration de l’état général, fonte musculaire, chute de la température corporelle, déshydrations, troubles hormonaux, constipation permanente, etc.
  • Retentissements graves sur le système cardio-vasculaire, voire risque vital, hypotension, troubles du rythme cardiaque.
  • Anomalies cérébrales parfois irréversibles après renutrition.

 

Conséquences à long terme

  • Somatiques: retard de puberté, problèmes de fertilité, fausses couches, prématuré, retard ou blocage de croissance, atteinte osseuse, fragilité osseuse exposant au risque d’ostéoporose.
  • Psychologiques: dépression, anxiété, troubles obsessionnels compulsifs
  • Sociales : restriction des sorties, des contacts des échanges et des activités.

 

Le trouble de la boulimie

La boulimie correspond à une envie irrépressible de manger excessivement (hyperphagie) dans les moments de crise, sans aucune sensation de faim ou de plaisir. La quantité de nourriture consommée est importante, peut être ingérée sans mastication et concerne tous les aliments.

Ce trouble a des points communs avec l’anorexie : la préoccupation excessive du poids et des formes corporelles.

Les deux types de boulimie

On distingue deux types de boulimie :

  • Crise de boulimie suivie de vomissements: utilisation de laxatifs, réalisation d’un jeûne, pratique excessive (le poids reste stable ou légèrement inférieur à la normale).
  • L’hyperphagie boulimique correspond à des crises de boulimie sans vomissements ni recours à des laxatifs ou autres. Elle peut entraîner un surpoids ou une obésité.

 

Les conséquences de la boulimie

La boulimie est souvent associée à un état dépressif, une anxiété, un sentiment de honte lié à la perte de contrôle, une faible estime de soi, etc.

Les vomissements répétés peuvent provoquer, entre autres :

  • Un déséquilibre entre sodium, potassium, chlore, calcium, magnésium et l’eau contenue dans l’organisme
  • Des complications somatiques, des douleurs à l’œsophage, à l’estomac, des perturbations des cycles hormonaux etc.

 

Comment accompagner un trouble des conduites alimentaires ?

Lors d’un TCA, un choix entre différents niveaux d’interventions s’impose :

  • Suivi somatique : surveillance du poids, de l’état général physique, prescription d’examens complémentaires nécessaires, mise en place des traitements éventuels
  • Suivi psychiatrique : évaluation de l’état psychique, recherche de troubles associés évaluation de la reconnaissance du trouble d’un besoin d’aide afin d’établir une relation de confiance avec la personne malade
  • Prise en charge familiale : les familles doivent être soutenues et impliquées dans les soins. La thérapie familiale peut être recommandée afin de favoriser une relation de confiance avec l’entourage. Elle permet aussi d’apprécier l’impact du trouble dans la famille ainsi que les dysfonctionnements qui participent au maintien du trouble.
  • La psychothérapie : en fonction de la personne, de son âge, de la gravité de son trouble et de sa reconnaissance ou pas par la personne, une psychothérapie peut être recommandée.

 

Pourquoi une psychothérapie pour traiter un TCA ?

Lorsqu’un individu semble subir un TCA, une psychothérapie peut s’avérer une aide précieuse sur plusieurs aspects :

  • La détermination des causes : le TCA est toujours la cause d’un problème plus profond d’ordre relationnel, familial ou autre que le psychothérapeute peut identifier avec le patient. « Mettre des mots » sur ce problème est déjà un premier pas vers le soin.
  • La modification du comportement alimentaire: la psychothérapie peut permettre à la personne concernée par le TCA de modifier petit-à-petit ces schémas de pensée afin de corriger les dysfonctionnements alimentaires.
  • Le rétablissement et la préventiondu TCA : la psychothérapie peut amener le patient à un rétablissement total du trouble des conduites alimentaires. Son rôle est aussi de prévenir un risque de rechute par un suivi régulier.
  • L’approche sans médicament: la démarche holistique de la psychothérapie permet à la personne concernée de s’éviter la prise médicamenteuse, parfois efficace mais qui malheureusement amène le plus souvent des effets secondaires.

Steven Horn, psychothérapeute pour soigner votre TCA

Psychothérapeute à Angers, j’agis au sein de mon cabinet ou à distance en visioconférence pour traiter vos troubles des conduites alimentaires.

Vous ou votre enfant semblez concerné par un TCA ? N’hésitez pas à me consulter par téléphone ou via mon formulaire de contact pour que nous organisions un premier échange.